Le pont fantôme au-dessus de l’A 115
Construction de l’échangeur sur l’A 115 d’un côté,  imbroglio juridique sur la route Auchan de l’autre côté.
La majorité municipale ne donnant aux Saint-Loupiens absolument aucune information précise sur l’avancement de ces 2 projets, l’association «Choisir Saint-Leu-la-Forêt» partage les informations dont elle dispose et vous donne son avis.
Consulter le P.L.U.

La construction de l’échangeur

Lors de la campagne électorale il y a un an, tous les candidats ont été interrogés sur leur position à propos de l’échangeur. Certains, on s’en souvient, ont indiqué qu’ils étaient contre l’échangeur et que s’ils étaient élus, il ne se ferait pas.

Voici ce que la liste d’intérêt local « Choisir Saint-Leu-la-Forêt » (conduite par Monique Baquin) répondait en mars 2008 aux Saint-Loupiens qui s’interrogeaient sur la question de l’échangeur : « La question de l’échangeur sur l’autoroute A115 avec des entrées et sorties sur Le Plessis Bouchard et Saint-Leu-la-Forêt aux Cancelles est une question complexe. L’Etat a prévu depuis très longtemps un équipement à cet endroit avec le pont existant. La 5° avenue étant abandonnée, le projet de l’Etat a changé et c’est ce qui pose problème aux riverains qui avaient connaissance de ce projet lorsqu’ils ont acheté leur terrain. Il y a 5 ans, l’Etat a ressorti le projet des cartons, j’ai alors proposé une motion qui permettait de gagner du temps et je n’ai pas été très bien comprise. Aujourd’hui l’Etat a tous les pouvoirs et la commune ne fait rien pour protéger l’intérêt de ses habitants. Si nous sommes élus, nous sortirons de cet immobilisme et passerons à l’action mais, la seule voie, faute d’avoir des droits et du pouvoir est de négocier avec diplomatie. Il s’agit d’une de ces situations dans lesquelles il faut faire les choses sans trop les dire, plutôt que beaucoup parler sans faire grand-chose. »

Les membres du conseil municipal et tous les Saint-Loupiens ont appris par l’article paru dans l’Echo-Régional du 27 février 2009 que le projet avançait.

Un habitant de Saint-Leu, lors de la réunion de quartier du mardi 3 mars 2009, a évoqué la séance du conseil municipal d’Eaubonne du 23 septembre 2008 au cours de  laquelle le conseil a donné son accord pour l’entrée de Saint-Leu dans Val et Forêt. Monsieur Balageas, maire d’Eaubonne a indiqué que le maire de Saint-Leu avait été entendu par le conseil communautaire le 23 juin 2008 sur sa motivation à rejoindre Val et Forêt et qu’il s’était déclaré favorable à la création de l’échangeur sur l’A115.
Cela conduit à penser que l’accord du maire de Saint-Leu pour l’échangeur a été une contre partie à l’entrée de Saint-Leu dans Val-et-Forêt. Il est donc étonnant que monsieur Meurant ait déclaré au cours de cette réunion de quartier du 3 mars 2009 qu’il n’avait pas donné d’informations sur l’échangeur parce que le dossier était arrivé il y a seulement 3 semaines.

Un plan à examiner de près

La projection, au cours de la réunion de quartier, du plan du projet actuel de l’échangeur, montre que la bretelle le long des Cancelles sera source de nuisances, sonores, visuelles…pour les habitants riverains.
Que fait la majorité municipale pour limiter la dégradation des conditions de vie des habitants des cancelles ? En commission urbanisme, au conseil municipal, aux Saint-Loupiens, pourquoi ne donne-t-elle pas les informations dont elle dispose ? Mystère…
Voir le plan du projet de l’échangeur tel qu’il se présentait en 2003

Si la majorité municipale attend l’enquête publique pour défendre les conditions de vie des Saint-Loupiens des Cancelles, cela sera trop tard pour obtenir quelque chose. Ce qui est utile, c’est de s’intéresser au projet, de bien le connaître, de travailler et de se concerter avec l’Etat, le Conseil général et la commune du Plessis Bouchard.  Si cela avait été fait depuis bientôt un an,  depuis que la majorité municipale a accepté secrètement la construction de l’échangeur, condition de l’entrée de Saint-Leu dans Val-et-Forêt, l’élaboration du projet  aurait pris en compte la lutte contre les nuisances que cet échangeur va générer. Le maire de Saint-Leu devrait réfléchir à l’utilité de l’adage : « l’union fait la force ».  Une délibération unanime du conseil municipal déterminant, dès l’été 2008, les conditions posées par la commune de Saint-Leu pour protéger les habitants des nuisances de l’échangeur, en préalable à l’entrée de Saint-Leu dans Val-et-Forêt, aurait été vraiment utile.

La politique de l’autruche n’est jamais bénéfique.