La dernière notification du Préfet (le 31 mars 2008) indiquait que Saint-Leu comportait 5828 résidences principales, dont 664 logements locatifs sociaux, fin 2007.

L’article 55 de la loi SRU impose un nombre de logements locatifs sociaux devant représenter 20% des résidences principales, ce qui conduit pour Saint-Leu  à un objectif de 1166 logements locatifs sociaux. (Objectif à atteindre sur 20 ans à partir de 2002).

Il manque donc 502 logements locatifs sociaux à Saint-Leu, à réaliser d’ici 2022.

Quelles sont les opérations à l’étude ou en cours au regard de cette obligation ?

Aux 664  logements sociaux de 2007 appartenant à différents organismes HLM, on peut ajouter 37 logements de l’opération rue du général de Gaulle (réalisés par Le Logement Francilien, à l’initiative de la précédente municipalité) terminés et habités aujourd’hui.

En outre, 141 logements sociaux supplémentaires sont déjà prévus avec 8 opérations de divers bailleurs

Soit par construction neuve

35 logements avenue des Diablots/école Marie Curie, (OPAC de l’Oise)
15 logements rue Maurice Berteaux/restaurant Marie Curie, (OPAC de l’Oise)
3 logements sur le terrain familial pour les gens du voyage, (Logis Social du Val d’Oise)
45 logements  rue du Château, qui seraient déplacés au bois d’Aguère, (OPAC de l’Oise)
10 logements rue de Montlignon/rue Edith Cavell (Logis Social du Val d’Oise)
11 logements sente du Pré, (Emmaus

Soit par rachat de logements non sociaux pour les transformer en logements sociaux

17 logements rue de Boissy/rue du Général Leclerc, (Val d’Oise Habitat)
5 logements rue du Général de Gaulle, (Val d’Oise Habitat

Dans 2 ou 3 ans, quand toutes ces opérations seront terminées il y aura donc 178 logements sociaux supplémentaires, s’ajoutant aux 701 logements sociaux existants à ce jour (664 dénombrés par le Préfet fin 2007 et les 37 de la rue du général de Gaulle).

La ville totalisera alors 842 logements locatifs sociaux. Elle aura rempli à un rythme très satisfaisant ses engagements vis-à-vis de la loi SRU

La réalisation des logements dans les 3 ans à venir est donc une question importante

Toutes les opérations de logements sociaux ne sont pas d’égale qualité. La loi laisse le bailleur social qui construit ou qui réhabilite, entièrement libre de faire une opération de bonne ou mauvaise qualité, de style  moderne, très dense, sans espace vert (projet de la rue du Château) ou de style plus traditionnel conforme au caractère de Saint-Leu et qui ne créé pas de difficultés de circulation (comme cela a été fait rue du Général de Gaulle)

Si la commune sur laquelle l’opération est implantée laisse les bailleurs sociaux totalement libres de faire ce qu’ils veulent, ce qui est conforme à la loi, le résultat est aléatoire tant du point de vue de l’intégration dans l’environnement que des questions de circulation, de stationnement, de bon voisinage…

Pour que les opérations de logement social soient réussies, il est nécessaire que la commune s’en occupe c’est-à-dire qu’elle négocie avec le bailleur l’ensemble du projet sur le plan technique, environnemental, financier, social, comme cela a été fait pour l’opération de la rue du général de Gaulle, qui est bien intégrée dans son environnement et qui ne cause aucun désordre social.

Dans les modalités actuelles de fonctionnement de la majorité municipale, ce travail d’étude, de proposition, de négociation, de concertation n’existe pas. Les décisions d’implantation de logements sociaux sont prises secrètement, vraisemblablement par le maire et, le conseil municipal, comme les Saints-loupiens, en sont informés par hasard

Aujourd’hui en effet, le seul passage d’une opération de logement social en conseil municipal s’effectue à l’occasion de la garantie d’emprunts donnée par la ville au bailleur social c’est-à-dire uniquement sur la dimension de l’opération ayant un lien direct avec les finances communales sans aucune prise en compte des aspects environnementaux, de circulation, de stationnement, d’assainissement et de vie sociale qui sont pourtant les plus importants

Je demande donc que les opérations de logement social soient systématiquement examinées le plus en amont possible et dans toutes leurs dimensions dans une commission municipale. Les communes bien organisées ont une commission logement spécifique

Je formule une autre suggestion : plutôt que de multiplier les opérations de construction neuve, mal adaptées à nos contraintes de circulation et de stationnement, il est préférable de réaliser des logements sociaux dans les bâtiments existants

Aux 2 opérations en cours (17 logements rue de Boissy et 5 logements rue du Général de Gaulle) peuvent s’ajouter la réalisation de logements dans la propriété Comby acquise par la ville dans cet objectif ainsi que la vingtaine de logements privés appartenant à la ville, qui peuvent être transformés en logements sociaux en passant une convention avec l’Etat et en donnant une convention de gestion à un bailleur social. Ce dispositif permet d’augmenter le nombre de logements sociaux au regard de la loi SRU, tout en gardant la maîtrise complète des attributions de ces logements par la commune