A l’ordre du jour du conseil municipal du 28 juin Sébastien MEURANT avait inscrit : « Projet de schéma départemental de coopération intercommunale du Val d’Oise : avis de la commune. ».

Ce point fait suite à la réunion organisée par le Préfet le 27 avril 2011.
(voir notre article)

Depuis le 27 avril, le Maire n’a donné aucune information ni à la population, ni aux élus (en commission ou en conseil).

En revanche, nous avons appris par ailleurs

  • qu’à la réunion du 27 avril, il s’est publiquement félicité de l’excellence du projet du Préfet
  • que nos voisins de Val et Forêt (Ermont, Saint-Prix…) ont depuis délibéré contre ce projet
  • que le conseil de notre intercommunalité Val et Forêt, a délibéré le 25 juin contre ce projet d’intercommunalité, toutes les communes votant contre à l’exception de Saint-Leu.

 Pour quelles raisons ?

Ce projet présente-t-il un intérêt pour Saint-Leu-la-Forêt ? A priori, NON :

  • Il nous noie dans une trop grande intercommunalité de 268 000 habitants (avec seulement 4 voix sur 74 au conseil au lieu d’un sixième des voix dans le conseil actuel)
  • Il nous amalgame avec les communes du bord de Seine avec lesquelles nous n’avons rien à partager
  • Il coupe en deux la vallée de Montmorency, alors que cette réforme est une excellente occasion de créer, sans doute par étapes, une intercommunalité regroupant la CAVAM et Val et Forêt, ce qui correspondrait bien au bassin de vie de la vallée le long de la forêt.

Alors que s’est-il passé au conseil ?

Le  Maire a expliqué que la proposition du Préfet correspondait au « territoire de vie de la vallée de Montmorency », ce qui est objectivement faux !

La proposition du Préfet ressemble à une « cuisine de restes » : une fois que l’on a constaté comment les autres communes du département se regroupent intelligemment, en fonction de vraies logiques de territoire, on met les autres ensembles…Preuve en est au conseil où a été avancé le seul argument sérieux du Préfet : ce territoire serait « multipolaire ». C’est mince !Les socialistes et les radicaux ont également indiqué leur opposition.

Pour une fois, un membre du groupe majoritaire a eu le courage d’expliquer son vote : Catherine FABRE qui a indiqué qu’elle s’abstenait parce qu’elle n’avait pas été informée préalablement au conseil.

Dans un débat très houleux (comme en témoigne l’enregistrement de la séance que vous pouvez demander en mairie, le compte rendu du conseil n’étant pas écrit) Sébastien MEURANT a obstinément défendu le projet du Préfet, contre l’avis de Val et Forêt mais aussi des 15 autres communes concernées qui y sont toutes opposées.

Une position aussi isolée et rigide est ridicule et nuisible pour notre commune.

Finalement la délibération proposée par le maire a été votée avec une courte majorité

17 Voix pour
7 Voix contre
2 N’ont pas pris part au vote
6 se sont abstenus

Enfin une partie des élus majoritaires commencent à réfléchir par eux-mêmes et à assumer leur responsabilité. Tant mieux !

  • L’important est maintenant de proposer au préfet un ou des schéma(s) alternatif(s) pertinent(s)
  • Monsieur Meurant s’est malheureusement exclu, par sa position solitaire, du travail collégial avec les autres communes.

 En outre, cette distance prise avec Val et Forêt est malheureusement renforcée par Sébastien MEURANT à l’occasion des élections sénatoriales du 25 septembre prochain.

En effet, au lieu de soutenir la liste locale de son parti, l’UMP, dirigée par Hugues PORTELLI sénateur maire d’Ermont, avec Arnaud BAZIN, non inscrit, président du conseil général, la droite de Saint-Leu s’implique fortement dans la liste de Francis DELATTRE, maire de Franconville (ayant quitté Val et Forêt) à laquelle participent la i° adjointe Séverine ARBAUT et la salariée de la mairie de Saint-Leu (contractuelle de droit privé) Emilie IVANDEKICS par ailleurs élue UMP à Domont.

Voilà qui ne va pas faciliter les relations avec Val et Forêt et le Conseil général jusqu’en 2014, date des prochaines élections municipales !

Heureusement nous entretenons des contacts avec les élus de Val et Forêt ouverts au dialogue, et qui mesurent bien le caractère  transitoire de la posture singulière de l’actuel  maire de Saint-Leu.