La conférence climat de Durban s’est terminée dimanche 11 décembre après 14 jours de débats et avec 36 heures de retard. Les résultats de cette conférence, qui réunissaient 190 pays, restent très en deçà des espérances et l’accord signé est un accord a minima. En effet, si les états arrivent à se mettre d’accord sur des objectifs globaux à moyen ou long terme, les engagements individuels de chacun d’entre eux sont loin de permettre d’atteindre ces objectifs.

Les principaux points de cet accord :

  • il prolonge les accords de Kyoto au delà de 2012 mais sans modification des engagements de réduction des gaz à effet de serre des signataires, et sans nouveaux signataires. Le Canada, le Japon et la Russie n’ont pas souhaité renouveler leur engagement et entrer dans cette nouvelle phase. Cette prolongation concerne donc essentiellement l’Union Européenne,

  • il met en place le mécanisme de fonctionnement du Fonds Vert (destiné à aider financièrement les pays en voie de développement), mais n’en définit pas le mode d’alimentation,

  • il définit une feuille de route vers un accord en 2015 englobant pour la première fois tous les pays pour lutter contre le réchauffement climatique. L’entrée en vigueur de ce futur accord est prévue en 2020,

  • il met en place, pour la première fois, un dialogue sur l’agriculture afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et favoriser l’adaptation à l’évolution du climat pour garantir la sécurité alimentaire,

  • pour les pays développés, il offre des pistes pour mieux suivre les actions au fur et à mesure et pas seulement à la fin en vérifiant après coup si l’objectif fixé a été atteint.

Cette conférence est-elle une réussite ou un échec ? Les avis sont partagés mais il est clair que si l’essentiel a été sauvegardé, aucune avancée significative n’a été enregistrée. Et la nature ne va sans doute pas nous attendre …

 La prochaine conférence climat aura lieu en novembre 2012 au Qatar… plus grand émetteur de CO2 par habitant au monde.