Le maire, Sébastien Meurant, cautionne les coupes rases réalisées par l’ONF dans la forêt de Montmorency. C’est ce qu’on peut lire en effet dans le bulletin municipal de juillet-août 2014 (Dans ma ville n° 37), page 8 dans un article sur la forêt (Des coupes pour préparer la forêt de demain).

Il ne mentionne pas que ces coupes rases posent de nombreux problèmes :

  • dégradation des sols (exemple : coulée de boue sur un lotissement de Domont suite à une coupe rase d’une parcelle adjacente),
  • effet catastrophique sur le bilan carbone (le carbone n’est plus absorbé par la végétation et n’est donc plus stocké dans la terre),
  • effet catastrophique sur la biodiversité et pour la faune locale.

Certes la forêt doit être entretenue et régénérée et des coupes sont nécessaires mais il existe d’autres méthodes plus douces et moins néfastes pour la nature. Ces méthodes de gestion progressives (futaie irrégulière) sont mises en œuvre chez nos voisins (Suisse, Allemagne,…) et dans des forêts privées françaises. Elles ont fait leur preuve tant au point de vue qualité de la forêt qu’au point de vue économique. Notre maire semble ignorer cette alternative.

Il faut savoir que les parcelles en coupes rases ne retrouveront leur aspect actuel que dans plus de 50 ans (il faut 60 ans pour qu’un châtaignier ait un tronc de 50 cm de diamètre, 50 ans pour que le chêne sessile atteigne 20 m de hauteur). Il va donc falloir attendre pour pouvoir nous promener sur ces parcelles comme nous le faisons aujourd’hui (cela ne sera d’ailleurs pas possible pour bon nombre d’entre nous).

Par ailleurs, cet article n’est pas conforme au vœu voté, à l’unanimité, par le conseil municipal le 27 juin 2013 (Voir l’extrait du compte rendu de ce conseil municipal).

Après la suppression de la bande de protection des 50 mètres en bordure de forêt dans la révision du PLU de 2011, notre maire confirme aujourd’hui son désintérêt pour la forêt. Il est vrai qu’il est beaucoup plus intéressé par le béton et la promotion immobilière.