Bois coupéL’association Robin des Bois, association de protection de l’Homme et de l’environnement, vient de publier un communiqué pour dénoncer l’explosion des ventes de bois bruts (notamment chêne dont les exportations on doublé en 2014, et hêtre dont les exportations ont augmenté de 70% en 2014) à la Chine. Cette pratique met en péril la filière bois française dont les scieries tombent les unes après les autres.

Le désastre est économique car le bois exporté à l’état brut nous revient après transformation à un coût multiplié par 20. Il serait plus judicieux que cette plus-value profite à la France, là où les arbres se sont formés pendant un siècle. L’augmentation du coût des grumes généré par la demande chinoise empêche les industriels français de s’approvisionner selon leurs besoins.

Les conditions d’échanges avec la Chine sont complétement déséquilibrées : le parquet fabriqué et exporté par la Chine vers l’Europe est subventionné alors que le parquet français est taxé à 80% avant de pouvoir accéder au marché chinois !

Le désastre est biologique car les coupes à blanc faites sous la pression du marché chinois pour le bois de qualité et du marché des chaufferies au bois pour les autres engendre un appauvrissement des sols, de la faune et de la flore,…

Faut-il faire de l’argent à tout prix avec nos forêts ?
Qu’attend le gouvernement pour réagir à cette situation ?

La Fédération Nationale du Bois a réagi en refusant de signer le contrat de filière proposé par le gouvernement (le 16 décembre 2014). Elle réclame des mesures de lutte contre l’exportation massive des bois en Asie.

Voir le communiqué de Robin des Bois

Consulter les articles sur la réaction de la Fédération Nationale du Bois sur le site des Echos