changement_climatiqueDepuis la fin de la conférence climat, les médias et les hommes politiques nous répètent que c’est un accord historique qui a été signé le 12 décembre. Qu’en est-il ?

Pour la première fois, les 195 pays signataires semblent avoir pris réellement conscience du problème et ont validé un texte ambitieux limitant le réchauffement climatique à moins de 2° (voire 1,5°) par rapport à l’ère préindustrielle jusqu’à la fin du siècle. Cette limite doit permettre de sauvegarder de nombreuses îles menacées par l’élévation du niveau des eaux.

Une aide de 100 milliards de dollars par an est prévue à partir de 2020 pour les pays en voie de développement afin de les aider dans leur développement avec des énergies non polluantes.

Ces bonnes intentions doivent cependant être modérées par quelques points moins positifs :

  • le total des engagements actuels des pays membres sur leur réduction d’émissions de gaz à effet de serre est largement en deçà des ambitions de réduction du réchauffement (ils permettent de limiter le réchauffement à 3°) et aucun engagement de révision n’est prévu avant 2025 sachant que le réchauffement actuel est déjà de 0,8°

  • Aucun engagement n’est prévu pour la période 2015-2020. Il est simplement indiqué que les pays membres “cherchent à parvenir au plafonnement mondial des émissions de gaz à effet de serre dans les meilleurs délais”.

  • Cet accord ne sera applicable qu’après ratification “par 55% des Parties (pays) à la Convention qui représentent au total au moins un pourcentage estimé à 55% du total des émissions mondiales de gaz à effet de serre

  • tout pays pourra choisir de se retirer de l’accord de Paris « à tout moment après un délai de trois ans à partir de l’entrée en vigueur de l’accord » soit à partir de 2023

Il reste donc du chemin à parcourir pour que cet accord marque un tournant dans la lutte contre le réchauffement climatique. Espérons que les engagements actuels soient mieux respectés que ceux des précédentes COP.